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Nikon D100, Nikon D200: trois ans d'écart, passage de 6 à 10 millions de pixel et une qualité de capteur apte au tirage couleur en 30*40.
Le prochain boîtier Nikon: dans combien de ... mois et avec un capteur 24*36? (C'est fait en 2008 avec le D700!)


J'achète ce magnifique boîtier qui accepte la "pluie", mais pas encore le grand bleu ou j'attends le suivant et je continue de rêver à la prochaine Sirène en numérique?

Mais si je me décide c'est combien? Entre 6 et 10000 euros.........Ouahhhhhhhhhhh!

Désolé je suis un peu direct pour un article technique, mais, pour les détails de comptable et la visite à la banque, on verra un peu plus loin... pour le décompte exact!

Mais... mais surprise quand on lit certains articles d'utilisateur de ce boîtier : presque de l'argentique, ....!


Tout d'abord merci à Claude RUFF qui a bien voulu répondre à toutes mes questions de débutant en "numérique" et qui m'a donné la matière technique à cet article ( le site de Claude RUFF ). Il utilise ce boîteir et il a fait le saut numérique du Nikon F100 au Nikon D200.

En lisant différents articles, les discussions sur les forums spécialisés et en suivant les expériences des pros on s'apperçoit qu'un photographe sous-marin change régulièrement de boîter réflex numérique .... et aussi de caisson!
Avant on gardait son Nikonos V pendant 20 ans et surtout la maintenance était et est toujours assurée!
Vous imaginez garder votre Nikon D100 une quizaine d'années quand on voit dans la seule revue sérieuse, Chasseur d'Images, des réflexes qui ne sont plus réparables quelques années après leur sortie!
Une DONNEE à prendre en compte dans ce type de matériel, en évoquant en plus le prix d'achat du dernier bijoux par rapport à sa date de sortie. Nikon D200 à 2000€ à sa sortie avec liste d'attente et déjà 1424€ un an et demi plus tard! C'est là que je viens de craquer!

Alors quels conseils pour débuter avec un boîter numérique réflexe : neuf, d'occasion avec un capteur qui a déjà une guerre de retard, attendre le modèle suivant, ..?

Photographies de Claude RUFF: cliquer pour agrandir



Pas facile mais un fois de plus je crois que c'est l'épaisseur de la carte de crédit et une énorme passion sans la réaction d'un neurone qui feront pencher la balance du côté de la bonne décision!
Alors pour bien commencer et préparer le terrain, rien ne vaut un joli tableau avec plein de chiffres (pour la courbe de remboursement on verra plus tard avec la banque et Madame!).

Matériel Prix Option  
Nikon D200 1500€    
Caisson 2000 à 4500€ Viseur 600 à 800€ ?  
Objectif Grand angle 1000€ Suivant modèle: 10.5, 16mm, ...  
Dôme pour fish eye 500 à 1000€ Suivant le caisson  
Objectif macro 400 à 900€ Neuf ou d'occasion  
Dôme pour macro 150 à 250 euros    
Flash du boitier   Pour garder les automatismes  
Caisson du flash 400 à 650€ Neuf ou d'occasion + cables synchro  
Flash sous-marin 500 à 1200€ Suivant nb de flash, lampe, ...  
Bras articulés 300 à .... Un ou deux flashs + lampe  
       
       
Total De 6000 à 10000 euros suivant le type de caisson, un ou deux flashs, le nombre d'objectifs, les dômes et le système de bras articulés.  

Voila une idée de l'investissement à réaliser pour un photographe qui passe du Nikonos V à un réflexe numérique. A part le flash qu'il peut garder il doit pratiquement tout racheter. On peut trouver d'occasion les objectifs (grand angle, macro 60 et 105, zoom, ...), les flashs, les bras articulés.

   
 
Photo Claude RUFF
 


Présentation du Nikon D200 par Claude RUFF:

Le Nikon D200, de par ses possibilités et son mode de fonctionnement, est le digne successeur du Nikon F100 argentique. Ses caractéristiques lui octroient un titre de "boitier expert" si l'on peut effectivement classifier les utilisateurs de ces reflex en trois catégories (les 2 autres étant amateurs et professionnels). Outre les spécificités du boitier liées à la présence d'un capteur au lieu d'une pellicule, celui qui comme moi possédait un F100 ne sera en rien dérouté par le changement de modèle. Retrouveront bien vite aussi leurs repères les propriétaires de D70 - d'autant que les fonctionnalités permettant de catégoriser ce dernier comme un boitier amateur ne sont que rarement utilisées sous l'eau.
Beaucoup espéraient un capteur plein format (24x36mm) mais Nikon nous propose là encore un capteur au format DX - soit 23,6x15,8mm - qui multiplie d'un coefficient 1,5 les focales des objectifs pour avoir une équivalence par rapport à l'argentique ! La grande nouveauté, et non des moindres dans cette gamme, est que ce capteur amène une nouvelle résolution de 10,92 Millions de Pixel qui permettra enfin de faire des tirages 30*45 dignes de ce nom. Côté Autofocus, Nikon l'a équipé d'un nouveau système à collimateurs sur 11 zones directement dérivé du boitier pro de la marque : le D2x. La sensibilité de l'AF permet une mise au point rapide et efficace y compris dans des situations de faible contraste. Repris du D2x aussi, le processeur de traitement d'image et la mesure matricielle couleur 3D II qui est, à noter au passage, une référence absolue en la matière.

Pour ce qui est du capteur 24x36... je voulais au début attendre un boitier de ce type - mais après réflexion : quel intérêt ? Je m'explique : le format APS apporte un gain en profondeur de champs qui ennuie la plupart des photographes terrestre qui font du portrait ou même du paysage parce qu'ils aiment bien flouter l'arrière plan. En sous-marin : le gain de profondeur de champs c'est génial pour la macro... et pas gênant pour le grand angle puisque de toute manière, à partir d'une certaine distance, l'arrière plan est flou ! En plus , Nikon nous a fait le plaisir de mettre sur le marché le 10,5mm qui remplace le plus usité des objectifs en 24x36 - le 16mm fish-eye ! Donc : pourquoi du 24x36 ?
il n'y a pas vraiment de raison pour la photo subaquatique - néanmoins, ceux qui conjointement font de la photo terrestre auront d'autres intérêts pour le plein-format surtout s'ils ont bon nombre d'objectifs qu'ils comptent conserver pour ce qu'ils sont !



Le gros défaut du D200 reste son autonomie : inutile de penser faire 3 plongées en photo macro sans recharger votre accu à moins de vous limiter à 36 poses à chaque immersion !!!.

Complément d'information de l'auteur sur la question de l'autonomie:
Les batteries deviennent vraiment efficaces au bout d'une 20taine de cycles de décharge/recharge - ce dont je ne m'étais pas rendu compte au moment où j'écrivais l'article - On peut compter au minimum 400 photos avec le D200 et la batterie chargée à bloc (sauf peut-être si on fait patiner le 105mm pendant toute la plongée) !

   
 
Photo Claude RUFF
 


Côté éclairage, Nikon poursuit dans sa lancée avec l'iTTL : si vous ne voulez pas exclusivement travailler en manuel il va falloir opter pour un flash de la marque en caisson (SB600 ou SB800) ou, disponible depuis peu, des flashs étanches compatibles. Mais pour ceux qui veulent utiliser un 2ème flash, le problème reste le même : il est impossible de brancher 2 flashs iTTL en parallèle pour cause d'interférences entre eux (ces flashs transmettent de manière presque constante des données au boitier via un des 5 fils connectés sur la prise). Le seul moyen d'utiliser un 2ème flash branché au caisson est donc de travailler exclusivement en manuel avec - et même là vous pourriez avoir des problèmes d'interférences auxquels on pourra néanmoins remédier en câblant la 2ème prise sur 3 fils voire même 2 fils selon les modèles utilisés. Une autre solution qui permet de préserver un automatisme sur le flash secondaire consiste à l'utiliser en mode slave par le biais d'une cellule de détection interne ou externe au flash en l'équipant, éventuellement, d'une fibre optique ! Une troisième solution existe si l'on opte pour un flash maître comme le SB800 : elle consiste à utiliser les possibilités de pilotage multi-flash sans cordon de celui-ci ! Le principe : des rayons infrarouges sont émis via l'éclair du flash maître ce qui permet de piloter jusqu'à 4 flashs ou groupes de flashs secondaires à condition qu'ils soient utilisés dans des caissons au moins partiellement transparents au niveau de la cellule de détection. Cette méthode a un inconvénient : le milieu aquatique absorbe très rapidement les rayons infrarouges et au-delà d'une certaine distance la fiabilité et plus qu'aléatoire selon les conditions de visibilité du milieu. A l'utilisation, il faut savoir que l'iTTL ne sera intéressant que pour la macro et la proxi - pour le grand angle, il vaut mieux l'utiliser en manuel. Quant au combiné D200/SB800, il vous permettra d'utiliser le mode de synchro flash ultra-rapide FP (pour 'Focale Plane') en automatique alors qu'auparavant il fallait tout régler manuellement pour aller au-delà de la vitesse maximum de synchronisation du boitier.

Complément sur les flashs:
Le SB800 en caisson permet effectivement d'utiliser le D200 avec le TTL - mais attention : autant en macro ça fonctionne très très bien... autant en grand angle il vaut mieux passer en manuel (ce qui était le cas aussi avec le Nikonos et le SB105). J'ai quand même réussi à trouver un règlage qui permettait l'utilisation du iTTL en grand angle : sous-exposer au niveau du SB800 de 2 voire 3 diaphs.
Les avantages du SB800 :
- iTTL
- synchro flash jusqu'au 1/8000ème avec le D200 !
- sa puissance en macro (NG22 sous-marin)
Inconvénients du SB800
- les pré-éclairs du iTTL peuvent changer le comportement de l'animal qu'on cherche à prendre photo
- le rétro-éclairage est impossible (dû au iTTL qui utilise pleinement la mesure de distance)
Pour ce qui est du SB105 en mode slave : ce n'est pas possible... l'iTTL émettant des pré-éclairs, le SB105 n'arrive pas à suivre ! Il faut donc le connecter en mode manuel sur une 2ème prise flash... ce que je fais : vu que c'est juste pour déboucher les ombres, inutile d'avoir un réglage très précis de celui-ci... d'ailleurs, s'il y a sur-ex, on le voit immédiatement sur l'image !

   
 
Photo Claude RUFF
 


Le caisson Subal du D200 reste dans la lignée de celui du F100 : un caisson Aluminium de bonne facture. Les commandes principales surdimensionnées permettent un accès aisé voire instinctif aux fonctionnalités du boitier qui sont quasiment toutes accessibles. Je dirai qu'il ne lui manque que l'accès au bouton de mode de synchronisation flash (pour passer du 1er au 2nd rideau). Pour sa mise en place, le D200 est d'abord vissé sur un socle amovible que l'on glisse sur des rails qui l'amène de manière précise dans son logement. Il est équipé de 2 prises flashs que l'on peut brocher, indépendamment l'une de l'autre, sur 3 ou 5 fils grâce à une petite astuce de connectique au sein même du caisson. En option, l'onéreux viseur GS 180 qui permettra d'améliorer de manière notable la visée - si vous souhaitez garder le confort de visée du F100, vous n'y couperez pas. Seul regret pour moi : le bouton qui donne accès à l'AF-Lock a nettement perdu en dimension comparé à celui sur le caisson du F100.

Photographies de Claude RUFF: cliquer pour aggrandir


Une fois sous l'eau avec l'ensemble, un habitué Subal se sentira immédiatement à son aise ! Grâce à une évolution notable de ce nouveau capteur, les images prisent au grand angle avec le soleil dans le bleu ne resteront désormais plus forcément l'apanage des boitiers argentiques : persiste encore le phénomène appelé 'blooming' (ces couronnes patatoïdes autour de l'astre), mais selon les conditions de prise de vue et en peaufinant un peu ses réglages on pourra parvenir à faire oublier cet inconvénient sur nos clichés. Pour le reste, si l'on prend la peine de se pencher un peu sur les possibilités de paramétrage de l'appareil, nul besoin de passer des heures sur l'ordinateur en post-traitement pour les corriger : on peut les exploiter directement et pleinement en se créant un effet Velvia, Sensia, KodaColor… à vous de voir ! Et si le post-traitement ne vous fait pas peur, n'hésitez pas à investir un peu d'argent dans le logiciel optionnel 'Nikon Capture' qui vous permettra de mieux appréhender les capacités de paramétrage du boitier (à noter qu'une nouvelle version beaucoup plus évoluée que l'actuelle doit arriver sur le marché au courant de l'été).

Ce passage de l'argentique au numérique ou, plutôt, du F100 au D200 m'a enchanté en tout point. L'utilisation du D200 s'avère fort agréable et n'a en rien changé le confort d'utilisation que j'avais auparavant ! Cela va sans dire : le fait de pouvoir visualiser ses images au fur et à mesure de son évolution sous l'eau est un '+' considérable… surtout en grand angle ! Quant au passage du D70 au D200, l'amélioration de la gestion des hautes lumières du D200 peut le justifier… mais non sans casser sa tirelire !


Type de caisson    
HYGYFOT D200 2500€  
SEALUX CD200   Présentation du caisson Sealux sur le site Wtpixel
LIGHT & MOTION Titan D200 4500€ Présentation du caisson Light & Motion sur le site de Wetpixel
SEA & SEA DX-D200  

Présentation du caisson Sea & Sea sur le site Wetpixel.

Présentation JP TRENQUE en français sur le site de plongeur.com

SUBAL NB20 3200€ Présentation sur le site www.uwpmag.com
IKELITE NIKON D200 1500€  
SEACAM D200 3000€  
     
     

 

 







 


Tous les caissons pour le Nikons D200 sur le site Digideep

 


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